Newsletter du 13 novembre 2019

CIVIX News

Salut! Voici ce que tu dois savoir pour la semaine passée en 3:11 minutes

Voici la newsletter de CIVIX News. Ton moyen simple de comprendre l'actualité politique en Belgique. 📰

En bref :
- Coupe dans les subsides : tempête dans le monde culturel flamand
- Le pourquoi du comment : quelle suite pour nos votes ?

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Coupe dans les subsides : tempête dans le monde culturel flamand

QUOI ?

Gouvernement flamand : les subsides du secteur culturel diminueront de 60% à partir de 2020.

Dans sa note d’explication budgétaire présentée le week-end dernier, Jan Jambon soutient une nouvelle perspective dans le soutien des projets culturels, après la mise en œuvre d’économies dans les subsides accordés.

COMMENT ?

Selon la note du ministre, en 2020, les subsides accordés à différents projets culturels passeront de 8,47 à 3,39 millions d’euros, soit une chute de 60%. En découle également une baisse des subsides de fonctionnement de l’ordre de 6%, les institutions reconnues (exemple : Ancienne Belgique à Bruxelles) subiront une réduction de 3%. La coalition affirme que cela concerne toutes les institutions flamandes du milieu.

Les opérateurs publics tels que la VRT (son équivalent est la RTBF pour la Communauté française) sont par exemple visés. Sur un budget total de 270 millions, l’institution subira une coupe de 12 millions.

Le gouvernement a également voté la fin du financement du Vlaams Journalistiek Fonds, créé en 2018 pour promouvoir les projets journalistiques innovants.

QUI ?

Jan Jambon est un homme politique flamand, membre de la NV-A (Nieuw-Vlaamse Alliantie). Durant la précédente législature, sous le gouvernement Michel I, il était ministre de la sécurité et de l’intérieur. Depuis le 2 octobre 2019 il est ministre-président du gouvernement flamand. Au sein de ce même gouvernement, il est également chargé de la culture, de la politique étrangère et de la coopération au développement.

QUELLES CONSÉQUENCES ?

La note de politique culturelle a suscité une vague de contestations dans le milieu culturel et dans les partis d’opposition. Ceux-ci déplorent le fait que ces mesures affaibliront le secteur de la culture et réduiront les artistes au silence. Face à la diminution de moyens, il faudra, dans le cas de la VRT par exemple, privilégier l’achat de séries étrangères moins chères que du contenu audiovisuel créé en Flandre.

Ces réductions budgétaires auront un impact en Région bruxelloise, pour les secteurs culturel et médiatique flamands.

Le pourquoi du comment : quelle suite pour nos votes ?

QUOI ?

Lors des élections législatives, les électeurs(trices) belges ont voté, pour les candidats des différents partis belges qui formeront le parlement fédéral, c'est-à-dire la Chambre des représentants qui est composée de 150 députés, élus directs et indirectement, pour le Sénat qui comprend 60 membres.

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QUI ?

Un nouveau gouvernement fédéral est formé après les élections, à l'initiative du Roi.

Après avoir reçu le rapport du formateur, c'est le Roi qui va nommer les ministres fédéraux et ensuite, ce gouvernement doit, obligatoirement, obtenir la confiance de la Chambre. Pour obtenir la confiance de la Chambre, le Premier Ministre va faire sa déclaration gouvernementale, c'est-à-dire expliquer le contenu de l'accord de majorité conclu par les partis de la coalition.

Le système électoral belge est fondé sur un mode de scrutin proportionnel, à tous les niveaux de pouvoir, fédéral, régional, provincial et communal.

Les majorités absolues d’un parti unique ne se rencontrant plus qu’au niveau communal, le système implique la constitution de coalitions politiques.

Les gouvernements de coalition se rencontrent surtout dans les pays où on applique le scrutin proportionnel comme chez nous. Le scrutin proportionnel donne rarement à un seul parti la majorité absolue des sièges au sein de l'assemblée parlementaire ce pourquoi une coalition entre les partis va se former. Les partis de la coalition vont alors former une majorité simple.

En Belgique, depuis la fin du 20e siècle, il est devenu courant dans les médias et dans la communication politique de donner des surnoms aux coalitions, effectives ou potentielles, en fonction de leur composition politique : Arc-en-ciel, Orange bleue, Suédoise, Tripartite classique, Turquoise ou Violette.

COMMENT ?

En Belgique, on utilise le système du calcul proportionnel pour répartir le nombre de sièges qu'obtiendra un parti politique au Parlement (Chambre et Sénat) (le nombre de sièges est ± égal au pourcentage obtenu).

Une fois le nombre de sièges calculés pour chaque arrondissement électoral, ils vont être attribués aux candidats individuels. Là, c'est le nombre de voix de préférence qui importe. Un candidat sera élu ou non en fonction du nombre de voix de préférence qu'il a obtenu et de la place qu'il a occupée sur la liste.

En général, pour avoir une majorité au Parlement, différents partis vont s'allier pour former une coalition ce qui veut dire beaucoup de discussions, d'accords difficiles ou de compromis. Comme cette possibilité de coalition existe, le parti gagnant aux élections, peut se retrouver, malgré tout dans l'opposition.