Newsletter du 14 mai 2020

CIVIX News

Salut! Voici ce que tu dois savoir pour la semaine passée en 3:57 minutes

Voici la newsletter de CIVIX News. Ton moyen simple de comprendre l'actualité politique en Belgique. 📰

En bref :
- Gouvernement "après corona" : quelle suite ?
- Crise migratoire : la Belgique accueille 18 mineurs étrangers non-accompagnés

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Gouvernement "après corona" : quelle suite ?

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QUOI ?

Rappelez-vous, mi-mars, dix partis (MR, Open VLD et CD&V, N-VA, PS, SP.A, Écolo, Groen, CDH et Défi) ont octroyé les pouvoirs spéciaux au gouvernement fédéral pour gérer la crise sanitaire liée au coronavirus et ses conséquences. Ce sont ces mêmes partis, à l’exception de la N-VA, qui ont également voté la confiance au gouvernement.

Ces pouvoirs spéciaux valent pour trois mois (jusqu’au 27 juin), renouvelables une fois (jusqu’à fin septembre).

QUELLES CONSÉQUENCES ?

Aujourd’hui, on commence à apercevoir la lumière au bout du tunnel. Après le début d’un déconfinement progressif, c’est la « politique » qui s’est remise en marche.

Si l’union s’imposait au moment de la lutte contre le virus, cet ennemi commun, c’est moins le cas lorsqu’on évoque « l’après corona », alors que la situation sanitaire s’améliore.

Ces dix partis n’ont pas la même vision de la société, ce dont, petit à petit, on commence à se rappeler en voyant réapparaitre les désaccords.

Le problème, c’est que les positions qui prévalaient au sein des partis avant la pandémie n’ont pas évolué. Tant un gouvernement autour de l’axe PS/N-VA qu’une large coalition sans les nationalistes paraissent inaccessibles. Pour le moment, les équipes gouvernementales sont concentrées "à 100 %" sur la gestion de la crise sanitaire. Si la situation le permet, les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement reprendront fin juin.

À part des élections anticipées, quelle est la solution ? C’est une question qui surgit et que beaucoup se posent. En effet, cela fait plusieurs semaines que circule le scénario d’un retour aux urnes dès cet automne. Dimanche, le président du PS, Paul Magnette, s’est même montré assez affirmatif.

Le mois de septembre a été cité pour la tenue des élections anticipées. Cependant, comme rappelé ci-dessus, le gouvernement actuel a reçu la confiance du Parlement jusqu’à la fin septembre. Si le gouvernement tombe ensuite (une fois de plus) en affaires courantes, il faudra encore que le Parlement vote la dissolution des Chambres et les élections se tiendraient alors dans les quarante jours. Un scrutin fin octobre ou après les vacances de Toussaint paraît plus plausible.

Nous nous permettons de préciser que ceci ne fait que reprendre les spéculations et bruits de couloir propres à la politique belge. Rien d’officiel ne fut annoncé concernant des élections anticipées, mais seulement des déclarations de politiciens partageant le futur qu’ils imaginent pour notre pays.


Crise migratoire : la Belgique accueille 18 mineurs étrangers non accompagnés

QUOI ?

La semaine passée, la Belgique a consenti à accueillir 18 migrants mineurs non accompagnés en provenance de camps grecs. Cela fait suite à l’appel à l’aide de la Grèce, mise sous pression à ses frontières avec l’arrivée massive de réfugiés ces derniers mois. Près d’un tiers des migrants des camps grecs sont mineurs d’âge selon les Nations Unies.

Cela fait plusieurs semaines que la Commission européenne tente de mettre d’accord un maximum d’Etats membres sur un plan de relocalisation de 1.600 mineurs non accompagnés arrivés au sein de la République hellénique.

Certains pays ont déjà répondu à l’appel comme l’Allemagne, accueillant 59 enfants ou comme le Portugal s’apprêtant à en recevoir 50 autres.

QUI ?

Quelles sont les instances compétentes en matière d’hébergement de ces mineurs non accompagnés en Belgique ?

- L’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile (Fedasil) est l’autorité fédérale compétente pour le premier accueil et l’orientation des mineurs étrangers non accompagnés. Elle gère des centres d'accueil et agit également en partenariat avec la Croix Rouge, vers qui elle peut rediriger des demandeurs d'asile.
- La Communauté flamande et la Fédération Wallonie-Bruxelles (ou Communauté française), compétentes en matière d’aide à la jeunesse.
- Pour rappel, la ministre de l'Asile et de la Migration est, depuis décembre 2018, Maggie De Block (OpenVld).

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COMMENT ?

Comment cela se passe-t-il ?

Qu’ils soient ou non demandeurs d’asile, ces mineurs sont d’abord accueillis dans l’un des deux centres d’observation et d’orientation de Fedasil. La durée d’accueil est d’environ 30 jours, le temps de désigner un tuteur et de trouver une solution d’hébergement avec les autorités compétentes en la matière.

Quand ils ne sont pas demandeurs d’asile, les autorités compétentes seront les services d’aide à la jeunesse des Communautés. La FW-B a d'ailleurs annoncé cette semaine accueillir 8 des 18 mineurs étrangers non-accompagnés (MENA).

QUELLES CONSÉQUENCES ?

Si le cabinet de Maggie De Block assure tout mettre en œuvre pour faire rapidement venir ces jeunes dans notre pays, la ministre insiste également sur le fait que “cette solidarité doit aller de pair avec davantage de responsabilité et une répartition équitable des charges entre tous les États membres de l'Union européenne”. La gestion de la crise migratoire représente un défi supplémentaire pour l'UE en pleine crise sanitaire.