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Newsletter du 7 novembre 2019

CIVIX News

Salut! Voici ce que tu dois savoir pour la semaine passée en 3:08 minutes

Voici la newsletter de CIVIX News. Ton moyen simple de comprendre l'actualité politique en Belgique. 📰

En bref :
- Gouvernement fédéral: Sophie Wilmès, nouvelle Première Ministre
- Fin de la mission des préformateurs: c'est au tour de Paul Magnette

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Gouvernement fédéral : Sophie Wilmès, nouvelle Première Ministre

QUOI ?

L’ex-ministre du Budget, Sophie Wilmès (MR), est devenue Première Ministre (intérim) le dimanche 27 octobre. Elle remplace Charles Michel à la tête du gouvernement en affaires courantes. C’est la première fois dans l’histoire de la Belgique qu’une femme occupera la fonction politique suprême.

COMMENT ?

Le vote en faveur d’un ou d’une nouvelle chef(fe) du gouvernement devait avoir lieu.

Charles Michel, nouveau président élu du Conseil européen prendra ses fonctions le 1er décembre et ne pourra plus occuper sa place de Premier Ministre.

Les discussions à ce sujet ont eu lieu au sein du kern (conseil des ministres sans les secrétaires d'Etat). Le choix est tombé samedi 26 octobre sur Sophie Wilmès.

C’est David Clarinval, chef de groupe MR à la Chambre, qui reprend les compétences de celle-ci comme ministre du Budget, de la Fonction publique et de la Politique scientifique.

QUI ?

Sophie Wilmès a 44 ans. Avant de rentrer en politique, elle a suivi des études en communication appliquée (spécialisation publicité) à l'IHECS. Elle décide plus tard de reprendre des études en cours du soir à l'Institut supérieur Saint-Louis, en gestion financière. Parallèlement, elle devient à 25 ans conseillère communale de la commune d’Uccle. Quelques années plus tard, elle entre finalement au gouvernement fédéral Michel en 2015 en tant que ministre du Budget.

QUELLES CONSÉQUENCES ?

Sophie Wilmès n’aura pas plus de responsabilités que son prédécesseur. Il s’agira pour elle d’effectuer un travail de continuité au sein du gouvernement en affaires courantes et d’encourager les négociations fédérales pour une nouvelle coalition. Cette dernière est une association entre les partis en vue de constituer le gouvernement.

Combien de temps encore celle-ci devra-t-elle gérer les affaires courantes ? Nul ne le sait. Néanmoins on pourrait se demander si l'actuelle et temporaire cheffe de gouvernement se maintiendra à la plus haute fonction politique du pays durant la prochaine législature ? Affaire à suivre.

Fin de la mission des préformateurs : au tour de Paul Magnette

QUOI ?

La mission d’un mois remplie par les préformateurs Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA) n’a pas permis de rapprocher les points de vue entre leurs deux partis. Ils ont demandé à être déchargés de leur mission.

Ce lundi en début d’après-midi, le Roi a reçu les préformateurs. Ils étaient chargés d’œuvrer au rapprochement des partis en vue de la formation d’un gouvernement fédéral.

Suite à l’échec de cette mission, le roi Philippe a désigné mardi en début de soirée le président du PS, Paul Magnette, en tant qu'informateur, ce qui marque une nouvelle étape dans la formation du gouvernement fédéral.

QUI ?

Paul Magnette est non seulement le bourgmestre de Charleroi mais il a également été élu comme président du Parti Socialiste (PS).

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COMMENT ?

Le duo de préformateurs avait été chargé le 8 octobre par le Roi d’« examiner les bases concrètes en vue de la formation d’un gouvernement fédéral autour de leurs partis respectifs, et ceci avec les quatre autres partis impliqués dans les discussions », soit le MR, le CD&V, l’Open VLD et le SP.A, selon le Roi.

Suite à la fin de la mission des préfomateurs, le processus de formation du gouvernement fédéral retourne donc au stade de l'information, une mission qu'avaient remplie pendant quatre mois Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (SP.A).

QUELLES CONSÉQUENCES ?

La demande des préformateurs à être déchargés de leur mission est un constat d’échec de ces derniers.

L'informateur Paul Magnette, lui, a entamé sa tâche mercredi matin. Il va rencontrer les représentants des huit partis qui ont jusqu'à présent participé au processus de formation d'un gouvernement, soit - outre le PS - la N-VA, le MR, le CD&V, l'Open VLD et le SP.A ainsi qu'Ecolo et Groen.

Il fera rapport au chef de l'État le 18 novembre.