Newsletter du 29 octobre 2019

CIVIX News

Salut! Voici ce que tu dois savoir pour la semaine passée en 3:20 minutes

Voici la newsletter de CIVIX News. Ton moyen simple de comprendre l'actualité politique en Belgique. 📰

En bref :
- Présidence des partis politiques francophones : une « Nouvelle Vague »
- 5 mois écoulés depuis les élections, pas de gouvernement fédéral à l’horizon.

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Une "Nouvelle Vague"

QUOI ?

Depuis la rentrée, un vent nouveau souffle au sein des différents partis politiques francophones traditionnels du pays.

Alors que Paul Magnette a été élu nouveau président du Parti Socialiste (PS) le 19 octobre dernier, le Mouvement Réformateur (MR) et Défi devront attendre respectivement le 12 novembre et le 1er décembre prochain pour proclamer leur futur(e) président(e).

Ecolo, de son côté, célébrait le 15 septembre dernier son nouveau duo de co-présidents : Jean-Marc Nollet et Rajae Maouanne.

Quant au CDH, Maxime Prévot occupe toujours la place de président depuis le 26 janvier 2019. Pas de changement du côté du PTB non plus, Peter Mertens toujours à sa tête.

COMMENT ?

Les présidents de parti sont élus par les membres du parti en question. Souvent, ceux-ci doivent choisir entre plusieurs candidats et c’est par exemple le cas du MR cette année où cinq candidats concourent à la présidence. Par contre, il est possible également qu’un seul candidat au poste se présente. Ce fut notamment le cas cette année de Paul Magnette, élu avec plus de 95% des voix.

Un membre du parti ? C’est un adhérent actif. Il possède à cet égard une carte de membre, paie une cotisation et reçoit un bulletin de vote pour les élections présidentielles internes.

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QUI ?

Les présidents de parti ? Ils incarnent les idées et l’image de leur parti. Etant donné leur forte visibilité et leurs responsabilités, ils ont un rôle considérable dans le fonctionnement de notre système politique. Ils détiennent notamment un grand pouvoir lors de la formation d’un gouvernement car ce sont eux qui mènent les négociations.

QUELLES CONSÉQUENCES ?

Dans un contexte de négociations au niveau Fédéral, les présidents de parti détiennent maintenant la lourde responsabilité de répondre à l’urgence politique. Les regards sont plus particulièrement tournés vers les chefs de parti de la NV-A et du PS, les deux vainqueurs aux dernières élections en Flandre et en Wallonie. Accepteront-t-ils de s’asseoir à table ensemble et de débuter des négociations ? L’avenir nous le dira…

Pas de gouvernement fédéral à l’horizon?

QUOI ?

Ce samedi, 5 mois se seront écoulés depuis les élections de fin mai 2019.

Où en sommes-nous ?

Le gouvernement wallon s’est formé à la fin des vacances d’été. Il a à sa tête Elio Di Rupo (PS). Le gouvernement est composé de trois partis : le MR, le PS et Ecolo.

Le gouvernement flamand s’est également formé quelques semaines plus tard. C’est Jan Jambon qui est à sa tête (NVA). Les partis qui forment la coalition sont la NVA, l’Open VLD et le CD&V.

Il ne reste donc plus que le gouvernement fédéral qui doit se former.

QUI ?

Le gouvernement fédéral détient le pouvoir exécutif fédéral. Il se compose de maximum 15 ministres (sept francophones, sept néerlandophones, plus éventuellement le premier ministre qui est considéré comme asexué linguistiquement) et de secrétaires d’état.

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COMMENT ?

Pour former le gouvernement fédéral, le Roi a désigné après les élections de mai deux informateurs, Didier Reynders et Johan Vandelanotte, qui étaient chargés de rédiger un rapport sur base de consultations avec les différents partis.

Leur mission s’est achevée il y a quelques semaines et ce sont maintenant les deux préformateurs, Rudy Demotte et Geert Bourgeois, qui se sont mis au travail. Les deux hommes examinent les idées communes des partis en vue de la formation d’un gouvernement fédéral. Après la mission des préformateurs, le Roi devra nommer un formateur qui deviendra probablement Premier Ministre. Sa mission est la formation d’un gouvernement.

QUELLES CONSÉQUENCES ?

Dès lors que le gouvernement fédéral n’est pas encore formé, c’est le gouvernement précédent qui siège toujours « en affaires courantes » ce qui signifie de façon réduite et avec des compétences limitées. Ce gouvernement peut également être considéré comme étant intérimaire.